Trump : « Il n’y a pas de racistes aux États-Unis et l’esclavage n’a pas existé»

Volte-face de Trump sur Charlottesville : « Il y avait des gens très bien des deux côtés »




Prenant le contrepied de ses déclarations de la veille, Trump a suscité une nouvelle vague d’indignation.

Qui sait si, tous les jours, Donald Trump change d’avis ou bien de conseillers ? La conférence de presse chaotique donnée par le président américain mardi 15 août à la Trump Tower de New York contraste si violemment avec celle, solennelle et mécanique, de la veille à la Maison-Blanche, qu’on est en droit de se le demander.

Lundi, Donald Trump avait, avec quarante-huit heures de retard et probablement sous la pression de son entourage familial, dénoncé dans un discours lu sur téléprompteur les « violences racistes » inacceptables de Charlottesville, brocardant « le mal du racisme », « suprémacistes, KKK et néonazis ». Mais le lendemain, il a de nouveau renvoyé dos à dos les militants d’extrême droite et les manifestants antiracistes réunis dans la ville de Virginie. Samedi, une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, a été tuée par un admirateur d’Adolf Hitler qui avait dirigé volontairement son véhicule sur la foule des contre-manifestants.
Debout devant les ascenseurs dorés de sa tour de Manhattan, le président américain, de plus en plus critiqué dans son propre camp, a commencé par avancer que sa première déclaration très évasive, samedi, s’expliquait par le manque d’informations dont il disposait.

« Les événements venaient d’avoir lieu », a-t-il dit, pour justifier sa réaction en deux temps.

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