Didier Raoult est né au Sénégal et n’a jamais abandonné son Pays de naissance.

Né au Sénégal, où il a passé son enfance, le médecin et chercheur français a conservé des liens professionnels et affectifs forts avec le continent. Et de nombreux pays africains ont d’ores et déjà recours à la chloroquine pour traiter les personnes infectées par le Covid-19.

Si le professeur Raoult est bien connu sur le continent, c’est aussi que ce spécialiste des maladies tropicales et infectieuses, en plus d’y avoir grandi, y a beaucoup travaillé. C’est à Dakar que le Français aurait attrapé le virus de la recherche. Né en 1952 dans la capitale sénégalaise, il y vit dans le bâtiment de l’Office de recherche pour l’alimentation et la nutrition africaine (Orana), créé par son père.

Clin d’œil du destin, dont lui-même dit qu’il était « tout tracé » ? C’est en face de l’Institut Pasteur de Dakar, le laboratoire en première ligne dans la lutte contre l’épidémie au Sénégal, que ce fils d’une infirmière et d’un médecin militaire en poste à l’hôpital principal de la capitale fait ses premiers pas. Une enfance marquée par les souvenirs heureux des moments passés à jouer sur la plage de l’Anse Bernard, ce qui rendra l’adaptation « compliquée » lors de l’arrivée du jeune Didier Raoult à Marseille, à l’âge de 9 ans. « Étant partiellement sénégalais, je ne peux pas ne pas me sentir concerné par ce qui se passe en Afrique », affirme-t-il dans une vidéo adressée au groupe sénégalais eMédia le 7 avril.

Un « grand frère africain »

Chaque année, depuis 2008, il passe une semaine à Dakar, participant à la journée scientifique de l’IRD organisée par Cheikh Sokhna, qui réunit acteurs de la santé et ONG. C’est à cette occasion qu’il a fait la rencontre de deux scientifiques de renom : le parasitologue Oumar Gaye, de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Ucad), et le pharmacien-colonel Souleymane Mboup, virologue et bactériologue. Ils les intégrera au conseil scientifique de l’IHU Méditerranée Infection, où le second succédera au premier.

Autant de noms qui rejoignent la grande communauté de chercheurs africains réunis autour du professeur marseillais, composée notamment du Congolais Jean Akiana, de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, de l’Algérien Idir Bitam, de l’École nationale supérieure vétérinaire d’Alger, et qui comprenait aussi le Malien Ogobara Doumbo, décédé en 2018. Tous considèrent leur pair comme un « grand frère africain ». Sans compter ses anciens doctorants, avec lesquels il a le projet de créer des laboratoires de pointe en Guinée-Conakry

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